Les bars nimois : une histoire qui fait du bruit ! PDF Imprimer Envoyer
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Sortir à Nîmes jusqu'à deux heures du matin : ça fait du bruit !

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Les trois Maures, La grande Bourse, El rio, O'Flaherty's, L'Annaba café, le café latin, le 421, Le New Industrie et Le Napoléon sont les neufs bars a avoir obtenu la dérogation de la préfecture.

 

Récapitulatif des faits : l'association « Nimes sans bruit » met au silence les bars nimois dès 1h du matin

La révolte qui grondait depuis deux à trois ans chez les riverains des débits de boissons porte ses fruits avec la création de l'association « Nîmes sans bruit » par quelques habitants du quartier de l'église Saint-Paul.

Exaspéré, rappelant entre autres, les méfaits du bruit sur la santé et la dégradation de l'hygiène en centre ville après les fermetures des bars, ce collectif prône une ville calme qui ramènerait les familles dans la ville.

Motivés et multipliant les contacts, les alliés à cette cause se font enfin nombreux, et à défaut de vouloir faire du bruit, leur voix trouve un écho retentissant auprès des élus.

Sonne l'heure de la victoire : fin septembre, coup de tonnerre pour les bars nimois : le préfet Hugues Bousiges renouvelle la dérogation d'ouverture des établissements jusqu'à 2 heures du matin pour uniquement 5 bars sur 14 (Les trois Maures, La grande Bourse, El rio, O'Flaherty's, L'Annaba café).

Les cafetiers crient au scandale, certains déplorent de payer pour d'autres, et dénonçent les conséquences directes qui équivalent à une perte de chiffre d'affaire d'environ 30000 à 6000 Euros par mois.

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La riposte prend de l'ampleur

« Comme les associations semblent être écoutées, nous aussi on s'y met. » commente Thierry Desgoute, patron du Napoléon, dans la Gazette du 28 Juillet.

Cette phrase annonce l'heure de l'unification des cafetiers qui se rassemblent eux aussi en collectif avec l'association « Nîmes pour tous », qui, « répond à une demande massive de la clientèle. »

En seulement 3 mois d'existence, elle se félicite de regrouper 200 adhérents professionnels et 500 adhérents clients.

 

Le parcours du combattant ?

Toujours selon Thierry Desgoute, la lutte contre le bruit demande un investissement financier mais aussi personnel :

4000 euros pour le limiteur de bruit, qui doit impérativement être validé auprès d'une société agréée par la préfecture.

De nombreuses démarches à suivre pour obtenir le fameux « sésame » : les bars doivent déposer une demande à la préfecture qui la redirige à trois services de la mairie. Les contrôles sont donc effectués par le service d'hygiène, de sécurité et de voirie et lorsque la municipalité la valide, il reste encore un passage à la préfecture pour la confirmation.

La sensibilisation quotidienne des clients trop festifs est également de mise.

 

Résultat des courses : 4 bars supplémentaires obtiennent la dérogation.

Après de longues concertations auprès de la préfecture, ce sont Le café latin, Le 421, Le New Industrie, et Le Napoléon  qui laisseront leurs portes ouvertes jusqu'à deux heures du matin les jeudi, vendredi, samedi et veille de fêtes.

 

Cette décision signifie t'elle que le nombre de signalements de tapages nocturnes a chuté ?

A cet effet, nous avons contacté la direction départementale de la sécurité publique. Même si on ne nous a pas confirmé la diminution des plaintes car les statistiques sont conservées par la préfecture,  il paraît logique que le signalement et le nombre d'infractions enregistrées ont motivé la clémence du préfet envers les établissements "élus".

L'association "Nîmes sans bruit" n'a pas encore commenté la nouvelle et n'a pas encore saisi la main tendue des cafetiers qui souhaitent établir avec leur collaboration une charte centrée autour de la « bonne ambiance » entre les cafetiers et les riverains.

Mise à jour le Mercredi, 23 Novembre 2011 08:02
 

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